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Par Anonyme, le 22.12.2025
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Par Anonyme, le 21.12.2025
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Par Anonyme, le 15.12.2025
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Par Anonyme, le 13.09.2025
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Par GRUCHY jean-pierre, le 26.07.2025
Date de création : 16.12.2013
Dernière mise à jour :
02.03.2021
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Si le brillantissime Jean-Paul Belmondo est connu pour son amour du noble art, le grand Serge Reggiani aimait également ce sport. Jadis, la boxe était à la une des médias et de la télévision.
Joël Legrand est l’emblématique entraîneur de Bruay-la-Buissière, tout le monde connaît le petit bonhomme, qui mine de rien, a tout raflé sur son passage. Toutes les compétitions de l’ éducative à la boxe professionnelle, il ne lui manque “que” le championnat du monde.
ITW Joël Legrand (clic sur le lien)
Nous sommes vraiment tombés de haut quand nous avons appris qu'enfin, Tony Yoka et Johann Duhaupas se rencontreraient sur un ring, le vendredi 25 septembre dans une salle qui reste à dénicher sûrement à Paris.
Tony Yoka qui a longtemps mésestimé l'Abbevillois a dû être poussé dans ses derniers retranchements par son nouveau promoteur Bob Arum.
Ce dernier voulait que Yoka effectue en mars sa rentrée à New York mais à l'époque, il n'avait pas trouvé d'adversaire valable pour se mesurer au champion olympique.
Ainsi donc Yoka a donc accepté de rencontrer Duhaupas et il a une fois de plus, mécontent celui qui est aujourd'hui champion de France de la catégorie Raphaël Tronchet.
depuis hier les médias nationaux se déchaînent et tout le monde s'accorde pour estimer que la boxe prend un sacré coup de jeune avec ce choc que nous qualifierons d'exceptionnel en espérant toutefois que la montagne n'accouche pas d'une souris.
N'empêche que ce choc franco-français est vraiment exceptionnel surtout dans cette catégorie des poids lourds.
Comment ne pas penser à celui qui est toujours considéré, n'en déplaise à certains qui ont oublié que la boxe avait débuté avant leur naissance: Georges Carpentier .
Quand on consulte le palmarès de Georges Carpentier, on constate qu'il a été champion du monde des poids lourds .. mais de la race blanche. Nous avons récemment consacré un article sur ce thème car au début du siècle dernier, la race noire possédait un illustre champion noir Jack Johnson.
Toujours Georges Carpentier pour rappeler qu'il fut champion du monde des mi-lourds mais challenger malheureux de Jack Dempsey pour le titre suprême. Il y aura bientôt un siècle que ce combat s'est déroulé.
Les combats franco-français en lourds sont rarissimes.
La catégorie des poids lourds est celle qui est la plus prisée dans le monde et on rappellera que le numéro un mondial reste plus que jamais Mohamed Ali.
Ce combat que Canal-Plus a eu la chance de s'octroyer les droits télévisés sera donc le combat non seulement de l'année mais peut-être aussi de ce début de siècle. Dans l'affaire, Tony Yoka a beaucoup plus à perdre que Duhaupas.
Maintenant, après les propos pas toujours agréables tenus dans les deux camps, l'heure de vérité viendra.
Et quand Yoka et Duhaupas seront sur le ring, la seule vérité sera le combat.
Et franchement, aujourd'hui, bien malin est celui qui peut affirmer que tel ou tel va l'emporter. C'est ce qui fait que la boxe à ce niveau possède vraiment un caractère excitant.
Lionel Herbet
Dans l'excellent article que lui a récemment consacré le journal l'Equipe, Mike Tyson annonce son intention de remonter sur un ring.
Il n'a plus boxé depuis 2004 et durant son existence, pour le moins tumultueuse il a tout connu. Les heures de gloire sur le ring, le fait d'avoir été le plus jeune champion du monde des poids lourds de l'histoire mais aussi tout connu . Il a été marié trois fois, a perdu une de ses filles dans un accident dramatique alors qu'elle n'avait que quatre ans. il a fait de la prison, a tout dépensé et il a même voulu mourir car il n'aimait pas son personnage.
Mais il faut croire qu'en vieillissant, Mike Tyson s'est assagi et mis dans la tête de remonter sur un ring et de boxer.
La seule chose qu'il sache faire.
Mais franchement est ce réalisable?
Mike Tyson avait dit en 1986 "qu'il avait été le plus jeune champion du monde et qu'il serait aussi le plus âgé".
Facile à dire mais plus difficile à réaliser.
Certes, Mike Tyson possède toujours la foudre dans les poings mais a-t-il encore les jambes pour se déplacer sur le ring, esquiver car contrairement au sac, l'adversaire est mobile.
Là est toute la question.
Un vieux dicton nous rappelle sans cesse "que les plus grands ne reviennent jamais".
Tyson s'est assagi, il vit très heureux auprès de sa troisième femme et ses enfants mais l'entrainement, fut-il le meilleur au monde, ne remplace pas un vrai combat.
Jadis, à la fin des années 50, aux Etats Unis et pour le compte des mi-lourds, Archie Moore était redevenu champion du monde à plus de 50 ans. Mais il ne s'était jamais arrêté ce qui n'est pas le cas de Tyson.
C'est ce que pense le boxeur français Carlos Takam qui considère que Tyson est resté trop longtemps inactif. Ce qui est vrai pour lui l'est pour n'importe quel sportif de haut niveau.
Ainsi jouer aujourd'hui au football au plus haut niveau à 40 ans est un réel exploit.
Mike Tyson aura beau être en forme, avoir retrouvé un corps de jeune premier mais finalement, il y aura ces 54 printemps qui pèseront trop lourd.
Et pourtant, aux Etats Unis le retour de Tyson déchaîne les passions notamment chez les chaines télé qui vont se battre pour retransmettre ce combat de rentrée de celui qui reste quand même un immense champion.
Lionel Herbet
Michel Acaries mentionnait il y a plusieurs années : « On est tombés tout petits dans la boxe »
A moins d'être babache, comme on dit dans le Nord, "normalement", les promoteurs gagnent de l'argent avec la boxe.
J’entends parler du modelè économique de notre sport, il semblerait que des voix s’élèvent pour le changer. Il serait bien de taxer d’avantage ceux qui gagnent de l’argent avec la boxe, les promoteurs par exemple. Est-il normal qu’un promoteur reçoit « 500 000 € - chiffre au hasard, encore que » et ne reverse pas une partie à la FFB par exemple ? Vous pouvez me dire, le mec donne des taxes à la FFB ! Il donne combien par rapport à ce qu'il touche...
Voilà un bon moyen de soutient à la boxe pro. Évidemment les promoteurs ne vont pas être d'accord... lol
Certains purent gagner des grandes sommes, d'autres de quoi bien manger et certains laissaient des ardoises à gauche et à droite en oubliant parfois de payer les principaux acteurs des soirées : LES BOXEURS
Pour dire que si la boxe n'a plus l'écho d'antan, elle n'a plus les mêmes gens... Si nous pouvons aisément dire que la période des années 50 était la plus difficile, il en retourne qu'en 2020, le vice est présent pour gagner les batailles distinctes.
Chacun y va de sa réputation, si petite soit-elle, pour dire qu'il est le sauveur de son Département, de sa Région ou encore, n’ayant pas peur des mots, de son pays.
Pour ceux qui se disent "sauveur", il faut joindre les actes à la parole.
Chacun y va également de son média, il y a le journal l’Équipe qui est toujours un grand quotidien sportif et les nombreux blogs, ainsi que les pages facebook. Malheureusement, je vais reprendre la phrase de Michel Acaries : « On est tombés tout petits dans la boxe »
Le moindre mec, comme moi d’ailleurs, peut ouvrir un blog ou une page facebook et écrire des « articles » ou plus facile, reprendre ceux des journaux. Comme nous n'avons plus grand chose à nous mettre sous la dent, nous allons vers ces gens-là ! Parfois, il y a de bonnes choses et de temps à autre, c'est la catastrophe.
Jérôme Fouache
Le jour où André Clerc a refusé un championnat du monde pour Alain Marion
L'histoire que nous allons rappeler et ce grâce à notre ami Jean Michel Rouet qui suivait à l'époque la carrière d'Alain Marion, nous démontre que dans le monde de la boxe, l'argent n'est pas toujours l'essentiel.
Pour preuve ce que le manager d'Alain Marion qui venait d'être sacré champion d'Europe en décembre 1977 face à l'Allemand Eipel et qui peu après, a refusé une offre alléchante et juteuse.
A savoir pour Alain Marion la chance de rencontrer le champion du monde des welters WBC l'Américain Carlos Palomino à Las Vegas. Le journal l'Equipe avait annoncé la nouvelle.
"Palomino: OK pour Marion".
Le combat était prévu le 18 mars. Mais à Creil, André Clerc le mentor de Marion, l'homme qui l'avait découvert et amené au plus haut niveau européen, ne 'entendait pas ainsi et il avait alors déclaré à Jean Michel Rouet: qui n'était pas encore à l'Equipe mais au Courrier Picard,
"Une occasion en or ? Cela dépend sur quel plan on se place. Si on tient compte de l'aspect financier, d'accord. Mais si on considère l'aspect sportif, c'est autre chose. Il convient d'être lucide. Contre un boxeur comme Palomino qui est une bête de ring, Alain n'a pratiquement aucune chance. Pire, il risque une sévère défaite qui pourrait à jamais marquer la suite. Alors à quoi bon tenter le diable".
Alain Marion n'a donc jamais disputé de championnat du monde.
Au lieu d'un combat pour le titre mondial, le Creillois dut défendre son titre européen et se déplacer au Danemark afin de rencontrer son challenger officiel Hansen le 27 avril.
Alain Marion devait y laisser sa couronne et en l'espace de quatre mois, il était monté très haut mais avait chuté tout aussi rapidement.
Mais au-delà de ce rendez-vous manqué avec Palomino, nous restons admiratif devant le courage de M. André Clerc qui avait privilégié la santé de son boxeur plutôt que sa rentabilité.
Aujourd'hui les deux Creillois sont partis là haut mais nous sommes convaincus que le boxeur ne reproche pas à son manager de lui avoir fait manquer ce combat tellement juteux contre Palomino.
Encore une fois, chapeau M. Clerc dont le souvenir reste intact dans l'Oise pugilistique.
Lionel Herbet
Lafarge, Bavent, les frères Collet ont marqué les années 70 de la boxe à Amiens
Juste avant le confinement, Alain Gest Président d'Amiens-Métropole était venu dans la salle de la Veillère et rendu enfin hommage à celui qui, dans le monde pugilistique, a laissé une trace indélébile.
Désormais, le nom de Jacques Bataille est présent dans cette belle salle dans laquelle règne Jérôme Fouache.
Cela nous permet de revenir à un moment où la boxe à Amiens a connu ses heures e gloire.
Le nom de Jacques Bataille est associé à un boxeur qui a été une incontestable vedette dans les années 70: Jean-Claude Lafarge. Ce dernier a disputé une quarantaine de combats professionnels dont près de la moitié à Amiens. Il travaillait dans la même usine que son mentor, chez Dunlop à la Zone Industrielle.
Soyons clair: Jean Claude Lafarge aurait dû être mieux considéré. Il a toujours voulu rester fidèle à Jacques Bataille mais sur la fin, ce dernier étant malade, Lafarge dut trouver un autre professeur qui était plutôt un manager puisqu'il s'agissait de M. Traxel.
Jean Claude Lafarge a boxé chez les pros durant sept saisons de 1970 à 1977.
Il boxa pour la dernière fois à Amiens, le 24 avril 1976 face à un pugiliste d'envergure Jean Pierre Younsi.
Le combat était prévu sur la distance des dix reprises car il était considéré comme une demi-finale du championnat de France; Lafarge fut battu de peu aux points et alors la motivation disparut un peu. Lafarge voulut dès lors gagner un peu d'argent car jusqu'à présent, il n'avait pas fait fortune.
Ses cinq derniers combats furent livrés à l'extérieur, à Milan, Gand, Forbach, Vandoeuvre et surtout à Crteil le 26 mars 1977 face à .. Alain Marion qui allait devenir quelques mois plus tard champion d'Europe des welters. Lafarge fut battu par ko au 4e round. Il disputa son dernier combat le 3 décembre 1977 à Gand et fut battu par ko au 5e round par un certain Van Torre.
Sensiblement à la même époque, 1968-1975) Robert Bavent a été un pugiliste valeureux.
Sur un ring, il se battait avec un énorme courage. Il n'avait pas tout à fait les mêmes qualités que Lafarge mais il avait du cœur. Bavent a boxé une douzaine de fois à Amiens mais aussi à Villers Bretonneux, Doullens. Il eut même pour professeur M. Clerc qui était également celui d'Alain Marion et qui est décédé d'une crise cardiaque quelques années plus tard. Robert Bavent était capable de s'arrêter de boxer plusieurs mois avant de reprendre ensuite la compétition. Il disputa son dernier combat pro en novembre 1975 face à Zito à Lyon. A notre humble avis, nous pensosn que Robert Bavent est passé à côté d'une meilleure carrière. A qui la faute? Lui seul le sait.
Dans ces années, comment ne pas rappeler le nom de Jean Ramon qui se signala chez les amateurs en donnant du fil à retordre à celui qui n'était pas encore devenu le grand champion qu'était Jean Claude Bouttier.
Jean Ramon qui alternait travail (il faisait les marchés) et boxe disposait d'un punch redoutable.
Mais à l'inverse, il était plutôt fragile. D'où une carrière en dents de scie? Elle dura de 1965 à 1971 et son dernier combat se solda par une défaite (ko au 2e round) face à Philippe Jacques.
Un peu plus loin dans le temps, citons le poids moyen Jean Kowal (1961 à 1966) avec peu de combats livrés à Amiens. Avec Kowal, le public était assuré que le combat irait au bout. Jean Kowal a effectué ses débuts à Amiens le 14 octobre 1961 et ensuite ses apparitions en Picardie furent très rares.
Il fut un jour l'adversaire d'un certain Tom Bogs au Danemark et qui sera un futur grand de la catégorie. Par la suite, Jean Kowal a vécu juste en face du Coliseum.
A cette époque, nous avons connu les frères William et Johnny Collet, Merouane Achour, Jean Belval le poids lourd qui venait d'Auxi le Château , sans oublier Mérouane Achour et plus loin encore le lourd Gilbert Grare.
Dans ces années 70, le club d'Amiens se dote d'un nouveau président: M. Pierre Rohaut .
Au plan technique, il est de plus en plus fréquent qu'un éducateur de Paris Bernard Dambrosio vienne régulièrement mettre les gants avec les Amiénois. Mais en ces années, le mal dont souffre le plus est le manque d'argent. Un problème qui reste d'actualité.
Notre photo: Jean cirque d'Amiens.Claude Lafarge et son adversaire Jean Pierre Younsi avec l'arbitre, le regretté André Ducrocq. C'était le 24 avril 1976 sur le ring du cirque d'Amiens.
Lionel Herbet
Dans la plupart des pays européens, le sport de haut niveau a repris ou va reprendre ses droits.
Ainsi, le football a de nouveau sa place sur les écrans des télés notamment en Allemagne, Italie, Espagne et Angleterre.
Pour sa part, la France attendra un peu.
On le sait, les contacts sont interdits si bien que des disciplines comme le judo, la lutte et évidemment la boxe sont pour le moment, interdites.
Pourtant, un boxeur français, de surcroit champion de France professionnel des super-welters Howard Cospolite a été le premier boxeur de notre pays à avoir reçu le feu vert et monter sur un ring.
Cela ne se passait pas en France mais en Allemagne.
La réunion se déroulait à Berlin à huis clos mais les organisateurs ont, en partie rentabilisé cette soirée grâce au système du streaming payant. Soit pour celui qui voulait assister à la réunion, tranquillement installé dans son fauteuil, le droit d'acquitter une certaine taxe.
Le procédé n'est pas nouveau et il s'est longtemps déroulé aux Etats-Unis.
A cette époque, nous avions même écrit qu'un jour, un gala de boxe aurait lieu sans .. public.
Nous n'y sommes plus très loin.
Le Français Cospolite âgé de 37 ans s'est incliné face à un boxeur équatorien dans un combat comptant pour un titre international.
Si Jean Claude Bouttier revenait sur terre, il serait sûrement le premier à pousser un coup de gueule tant il méprisait la multiplicité des titres mondiaux.
Lorsqu'il a rencontré deux fois Carlos Monzon, c'était pour le titre mondial des poids moyens et il n'y avait pas à l'époque, trente six couronnes.
Toutefois et puisqu'il faut bien vivre avec son temps, ce combat pourrait être suivi de bien d 'autres. Mais peut être pas en France car ce système de streaming, n'est pas pour le moment en vigueur.
Alors qu'on est totalement dans l'incertitude et qu'on se demande si nos champions français vont boxer ne serait-ce qu'une fois cette année, voilà qu'on nous annonce qu'en .. 2021, Anthony Joshua et Tyson Fury ont signé un contrat pour se rencontrer deux fois l'an prochain.
Il est vrai que pour des raisons qui peuvent dépasser le cadre pugilistique, Fury et Joshua sont les meilleurs poids lourds au monde et que surtout, tous deux sont Anglais.
Et vous imaginez que de l'autre côté de la Manche, ces deux affrontements font saliver les commentateurs et ils déclenchent une véritable folie collective.
Ces deux combats sont d'ores et déjà assurés de battre des records d'affluence et de recette. Il est certain que le public sera aussi nombreux que pour un grand match de football.
Ces deux champions sont en ce moment détenteurs de tous les titres mondiaux actuellement en vigueur.
Tyson Fury détient le titre W B C tandis que Joshua a dans ses poings les titres WBA- IBF et WBO.
Ce sera la cinquième fois dans l'histoire de la boxe que deux Anglais s'affronteront pour un titre mondial des lourds qui reste à nos yeux comme la catégorie reine de la boxe mondiale.
Évidemment, dans ces conditions, que penser des chances de notre Picard Johann Duhaupas de pouvoir un jour, retrouver une chance mondiale comme cela s'était réalisé voici quelques années lorsqu'il avait été héroïque devant Deontay Wilder. Financièrement aujourd'hui, aucun organisateur français n'est capable de mettre autant d'argent sur la table.
Si Duhaupas avait été Anglais, nul doute que depuis longtemps, il aurait eu sa chance pour disputer un combat comptant pour un titre suprême .
Lionel Herbet
« La boxe, c’est une danse, une sorte de chevalerie sans sabre »
Notre confrère Philippe Brunel se souvient d’une longue conversation avec Jean-Claude Bouttier, quelque temps avant sa mort. Ensemble, ils avaient balayé la vie du boxeur, sa vision du métier et surtout ses rencontres. Avec Carlos Monzon, le rival absolu, et surtout Alain Delon, toute une mythologie des années soixante-dix.
Longtemps je n’avais osé l’aborder, de peur d’être déçu dans mes admirations. Jean-Claude Bouttier resterait à jamais ce héros conquérant, qui avait osé défier Carlos Monzon, la terreur des poids moyens, titre mondial en jeu à Paris. Mais en janvier 2017, bravant mes préventions, je l’avais sollicité pour une enquête sur l’état de la boxe et nous avions convenu d’un rendez-vous devant un bar-tabac de Gournay-sur-Marne (Seine-Saint-Denis). C’était un matin clair. Il m’attendait, sans impatience, silhouette juvénile – malgré ses 72 ans – en jean, veste molletonnée à carreaux, dans les tons rouges, un journal sous le bras.
Dans mon souvenir, nous longeons une rue silencieuse, bordée de tilleuls émondés, jusqu’à son pavillon reclus derrière un mur d’enceinte. Tout en marchant, il m’avoue son aversion pour ces combats truqués que des managers véreux organisaient en France, avec la caution de boxeurs sud-américains, de pâles figurants prêts à se faire laminer pour des bourses dérisoires. « C’est plus fort que moi, me dit-il, je ne comprendrai jamais qu’un type accepte de se coucher pour de l’argent. »
Sur un carnet, j’ai retrouvé les notes prises ce jour-là.
Je le revois sur le seuil de sa porte, repoussant les jappements affectueux de son chien, me dire d’une voix caverneuse, à peine audible : « Ça vous ennuie que je fume ? Il souffrait d’un cancer des cordes vocales. « On doit bientôt me les gratter… », m’avait-il expliqué pudiquement. Sans plus s’étendre. On
s’était installé dans la pièce abandonnée qui lui servait de bureau quand il s’était reconverti en promoteur de combats. « Je n’ai rien gardé, j’ai tout donné, mes shorts, mes gants mais tout est là, dans ma tête… »Seul vestige du passé, sa ceinture européenne très kitsch, conquise en 1971 face à Carlo Duran au stade Roland-Garros à Paris, devant près de 14 000 spectateurs.
" Quand Tyson sortait du couloir, t’avais le frisson, un vrai taureau ! Une chose m’avait marqué, il ne regardait jamais ses adversaires"
À sa retraite des rings, comme beaucoup d’anciens boxeurs désorientés, minés par la vie, gagnés par la dépression, il avait traversé une période de flottement. Il était heureux « d’avoir su tourner la page ». Grâce à sa femme. De ses années de consultant sur Canal +, de ses nombreux voyages pour la
chaîne cryptée, émergeait la figure de Mike Tyson. « Quand il sortait du couloir, t’avais le frisson, un vrai taureau ( dont il avait singé le souffle agressif) ! Une chose m’avait marqué, il ne regardait jamais ses adversaires. »
Il m’avait parlé de ses parents, gardes-barrière à Vitré (Ille-et-Vilaine). À dix
ans, ils l’avaient placé en pension à l’école Sainte-Marie. « Mais c’était cher
alors à 14 ans je me suis décidé à travailler, j’ai feuilleté les petites annonces,
j’ai vu “nourri-logé”…et je suis devenu apprenti boucher à Laval. »
Premier clin d’oeil prémonitoire: le patron, M. Rayon, présidait le Boxing Club
local. Un soir, il se rend à la salle. « Je pousse le rideau, de l’autre côté, il y
avait le ring, des types qui se fracassaient la tête. Une révélation ! » Rien
dans son éducation ne le prédestinait à devenir ce champion populaire,
adulé, qui n’a toujours pas été remplacé. « Je n’étais ni agressif ni bagarreur
et je me retrouve sur un ring en short, à prendre et donner des coups. Alors,
oui, pourquoi ? La pension, à dix ans, m’avait endurci, et puis je n’y voyais
pas que la violence, la boxe, c’est une danse, une grâce, une sorte de chevalerie
où l’on a pas de sabre mais des poings pour se défendre..» Il avait
ajouté : « Et d’abord, une rencontre avec soi. »
Il regardait sa carrière de l’extérieur, minimisait son rôle. « … À 17 ans, je
viens travailler à Paris, rue des Dames, chez un boucher, monsieur Pinard, il
se trouve que c’était un ancien élève de Bretonnel, c’est lui qui m’emmène